La déesse Freyja

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Tout d’abord, un peu de musique :

Oui, elle est décrite par les chercheurs comme étant une dís, une vanr, une déesses de l’amour et de la fertilité – qui coucha avec sept nains pour obtenir un collier. Ils vous diront qu’après une guerre entre deux races de dieux, elle fut acceptée parmi les æsir ( « esprits »), mais qu’elle était à l’origine d’une autre race de dieux. Certains ajouteront que les vanir étaient peut-être les dieux scandinaves originels, testament d’un culte matriarcal, qui fut remplacé par les dieux et culte des peuples immigrés Indo-européens à la hache de guerre, qui remplacèrent les populations européennes il y a quelques milliers d’années. Ou du moins les assimilèrent. D’après eux, c’est…

S’il vous plaît, permettez-moi de vous réveiller de ce fantasme judéo-chrétien.

Chaque printemps, nos ancêtres arrangeaient des concours, appelés les jeux du ring, qu’ils utilisaient pour sélectionner les meilleurs d’entre eux. Le « meilleur » était défini comme (pour les femmes) la plus belle et la plus travailleuse et (pour les hommes) le plus courageux, le plus fort, le plus avisé et le plus capable. Comme cela est expliqué dans Le mariage sacré et Les pommes de l’éternelle jeunesse.

Il n’y eut pas de « guerre » entre différentes races de dieux : il n’y avait qu’un concours de Mai, destiné à trouver « la plus belle » d’entre elles. Les gagnants de l’année précédente y participaient, essayant de conserver leur titre et de gagner les jeux cette année aussi. Seules les divinités (= les hommes et femmes initiés) pouvaient participer et les gagnants étaient appelés vanir (« beaux »). Ils étaient donc tous des æsir et les vainqueurs étaient appelés vanir.

Avec l’arrivée de la Mort Noire spirituelle (alias judéo-christianisme) en Europe, ces jeux changèrent : les Européens refusèrent d’abandonner leur héritage, même sous la menace de mort et de torture. Les jeux de Mai devinrent donc des tournois annuels de chevalerie et la sélection de la « Freyja » se faisait avec la lance, en l’abaissant vers la jeune vierge qui en avait la faveur. Elle nouait son mouchoir à la lance si elle acceptait le chevalier comme son champion. Le chevalier nouait alors son mouchoir à sa manche pour s’assurer de ne pas le perdre (d’où l’expression « porter votre cœur sur votre douille »).

Je peux ajouter que ces tournois de chevaliers furent pratiqués continuellement de l’Antiquité jusqu’au XIXème siècle (ou même au XXème), les derniers, je pense, en Saxe en Allemagne. Je peux aussi ajouter que ces jeux sont toujours pratiqués en Scandinavie, chaque (17 en Norvège) Mai – seulement, ils ont été réduits à de simples compétitions amusantes pour les enfants.

Freyja n’est pas d’une autre race divine. C’est l’individu féminin le plus beau du groupe. Il n’y a pas eu d’invasion indo-européenne en Europe ou de conquête par quelque peuple « à la hache de guerre ». Il n’y a eu que des migrations de tribus, partant et revenant et vice versa et alors, par hasard, la langue d’une de ces tribus quasiment identiques devint la plus populaire et largement utilisée – et leurs haches devinrent des symboles de leur statut (comme par exemple certaines voitures de nos jours). Les Basques, les Finlandais, les Hongrois ne sont pas moins Européens pour autant ou plus Européens dans ce cas – et 40 % du vocabulaire germanique est en fait du proto-scandinave et non indo-européen du tout. Cela n’a aucune importance au fond : l’indo-européen et le proto-scandinave sont toutes les deux des langues européennes.

En outre, il n’y eu pas de changement dans les cultes en Europe. Nous avons pratiqué notre religion européenne continuellement depuis les temps préhistoriques et les changements que nous avons vus étaient minuscules. Freyja a toujours été la même et elle l’est toujours. Son nom est un titre honorifique donné aux plus belles filles divines (= initiées) parmi nous, et il signifie « libre », « libérer » et « amour ». Elle est la mère des elfes de lumière, c’est à dire que votre immortalité est assurée par l’honneur : seuls les honorables deviennent des elfes de lumière dans la tombe, en attendant de renaître.

J’ajouterais encore que non, Freyja n’est pas une déesse de la « fertilité ». Tomber enceinte n’était guère un problème pour les femmes dans le monde antique (même s’il l’est aujourd’hui, pour beaucoup, à cause du mode de vie moderne). Comme ma femme l’a souligné, ce qui était un problème, c’était la naissance elle-même : après que les Européens de souche (= Néandertaliens) se mélangèrent avec les Homo Sapiens, survivre à la naissance devint un défi pour les femmes. Le mélange des espèces laissa les femmes avec un bassin plus petit et plus étroit, ce qui fît que les nouveaux-nés avec une grosse tête européenne tuaient souvent la mère (et le bébé) quand elle essayait de leur donner naissance. (Oui : les nouveaux-nés européens ont les plus grosses têtes du monde… et en Europe, « bien sûr », les nouveaux-nés scandinaves sont les plus gros. Les femmes Européennes ont aussi la grossesse la plus longue, en moyenne une semaine de plus que les Asiatiques et deux semaines de plus que les Africaines.) Voici pourquoi nous voyons les soit-disant « figures de Vénus » (de l’Age de Pierre), qui ne sont, ma femme l’a montré, pas du tout une idéalisation des grosses femmes, mais de toute évidence des images de femmes juste après qu’elles aient accouché : en d’autres termes, de femmes qui venaient juste de survivre à la chose la plus dangereuse à laquelle elles pouvaient être exposées !

Enfin, le mythe troublant à propos de son sommeil avec sept nains pour obtenir un collier de feu, qui lui valut d’être traitée de pute ou de salope par les judéo-chrétiens. Tout d’abord, un « nain » est en fait le corps d’un défunt, qui repose sous terre avec ses biens les plus précieux. De même, le collier de feu est les feux de joie le long de la côte, brûlant et éclairant la nuit du solstice d’été, quand Freyja doit (re)naître. Elle monte nue de l’eau avec le reflet des nombreux feux de joie autour de son cou.

Pour pouvoir renaître, vous devez d’abord mourir, d’accord ? Et si les corps des morts sont appelés « nains », alors vous devez « dormir avec les nains » pour pouvoir renaître. C’est aussi exactement comme cela que nos ancêtres étaient initiés et devenaient divins, comme décrit dans Je crois que je pendais à cet arbre frappé par les vents. Pour devenir Freyja, les filles devaient entrer dans la tombe et renaître symboliquement, comme déesse. Elles complétaient ce rite de passage en se déshabillant et en se relevant nue de la mer (ce qui explique que les Grecs l’appellent Aphrodite), au solstice d’été, et sautaient alors nues à travers le feu, pour montrer leur courage et être purifiée par le feu.

Nain

Norrois dvergr, forme féminine dyrgja de :

dyrr = porte.

gjá = ouvrir le sol.

Par conséquent : nain est à l’origine un nom de l’entrée du tertre funéraire : une porte ouvrant le sol, un endroit où les corps des défunts étaient déposés – qui, à cause de cela devinrent des « nains ». Les nains sont aussi connus comme elfes sombres, car les corps des morts étaient pales/blancs et placés dans les ténèbres du tertre funéraire. Elfe signifie « blanc » (de la racine PIE *alba-).

***

Freyja est une déesse de l’amour, de la liberté, de la santé juvénile et de la beauté (d’esprit et de corps). Elle est « simplement » un être humain : la plus belle des filles initiées de son groupe, choisie pour représenter les principes divins d’amour, liberté, santé juvénile et beauté. Tout son « culte » doit être regardé à cette lumière.

Il y a bien d’autres choses à dire à propos de Freyja et vous en trouverez davantage sur elle dans les articles en liens dans Per aspera ad astra et dans mon livre Sorcery and religion in Ancient Scandinavia, mais pour le moment ça ira…

Ayez une meilleure opinion d’elle et ayez une meilleure opinion de vos ancêtres et de leur capacité à façonner de merveilleuses, belles et saines sociétés où le bon en l’homme et la nature était cultivé comme nul part ailleurs. Ayez une meilleure opinion de tout ce qui est européen en général… Arrachez et rejetez le voile sinistre de mensonges dressé entre vous et votre héritage par les judéo-chrétiens.

Je veux saluer Freyja et la présenter comme un meilleur idéal pour les jeunes filles et femmes que n’importe laquelle des femmes (ou plutôt femelles…) qu’elles sont encouragées à embrasser par la société dominante. Je suis sûr d’avoir tous les hommes sains avec moi quand je dit que je rêve de Freyja, non de « Rhianna » ou « Lady Gaga » ou quoique ce soit de ce genre.

Heil Freyja !

Changement de noms

*Prio (« libre, libérée, amour)

*Fraujon

Devient le Norrois : Freyja

Grecque : Aphrodite (« née de l’écume de la mer »)

Romain : Vénus (« magnifique », de la même racine PIE *ven- que l’on retrouve dans le terme norrois vanir) & Libera (« libre, libérée »…).

Celtique : Aine

Slave : Shieba ou Lada

Hindou : Shiva (« pourvoyeuse de bonheur »)

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2 réflexions sur “La déesse Freyja

  1. Pingback: The Goddess Freyja | Thulean Perspective

  2. Jeanne d’Arc serait une hyposthase de la déesse Freya:

    « Les collaborateurs de Jeanne d’Arc » in http://artgauth.regnabit.com/

    « Cette plate-forme supporte les restes d’un certain nombre de monuments décrits par dom Calmet, dont les débris ont été transportés à Epinal pour les soustraire au vandalisme des jeunes pâtureaux lorrains qui les criblaient de pierres. Le plus important de ces monuments était un édicule en grès rouge des Vosges, de 44 mètres de long sur 7m68 dans oeuvre, avec des murs de 0m80. Il s’ouvrait à l’ouest, ce qui indique qu’il était consacré à la déesse de l’Est, que les Germains nommaient Freya, ou Fricot, et les Grecs Feronia, Phrynicé, Bérénice, Phryx, etc. C’était la déesse la plus populaire dans les Gaules, bien longtemps avant qu’elle ne s’appelât, France, car elle était la déesse de la liberté. »

    « Mais la déesse de la liberté et de la résurrection était généralement représentée sous des formes beaucoup plus gracieuses que celles du batracien cher aux jardiniers. Parmi les animaux, c’était l’hermine et la chatte blanche, ou la jument, en gaulois Ros. Parmi les plantes, c’était l’églantine, la fraise, la framboise et l’aubépine ; bref, toutes les fleurs printanières qui percent pour ainsi dire la neige. Enfin, les Gaulois la nommaient encore Gien, du grec kion, qui veut dire neige, d’où les modernes ont fait Saint-Jean d’hiver, le patron des francs-maçons.

    Le culte de cette déesse de la liberté a été excessivement répandu dans les Vosges, si l’on en juge d’après les nombreuses localités qui ont conservé son nom. On y compte je ne sais combien de Fraise, Frison, Fresse, sans parler des variantes Bruche, Broque et l’allemand Wische, qui veut dire brosse. Tous ces noms ont une signification commune, celle du grec frux, qui veut dire hérissé, frissonnant, épithète parfaitement adaptée à la déesse du froid hivernal. Celle-ci est représentée sur une foule de bas-reliefs gréco-druidiques sous les traits d’une toute jeune fille nue et ébouriffée, dansant sur le soleil au fond d’un cuvier ; c’était en le massant de la sorte, qu’elle rajeunissait et ressuscitait cet astre fatigué par sa course annuelle. L’ingrat l’en récompensait en l’incendiant de ses rayons, mais c’était la plus rudimentaire de ses légendes. Dans d’autres, la déesse Gien, sous les traits d’une jeune paysanne, venait au secours de Celesphibainas[note: le Cavalier prophète ou le celte], le roi de l’Ouest, renversé sur son char et fait prisonnier par des bandits ; elle le remettait sur son trône et, pour l’en remercier, il la faisait monter sur un bûcher. C’était l’histoire exacte de Jeanne Darc, et si on la retrouvait sans date en grec ou en latin, on n’en saurait imaginer qui reproduisît plus minutieusement la légende de la déesse gréco-druidique de la liberté. C’est donc à son actif qu’il faut inscrire les nombreuses prophéties annonçant la mission d’une paysanne lorraine qui délivrerait le roi de France. On a remarqué que Jeanne Darc n’avait pas eu de légende. Cela tient à ce que l’imagination populaire ne saurait rien ajouter à sa véridique histoire, et que cette histoire n’était elle-même que le couronnement d’ une série vingt-cinq fois séculaire de légendes prophétiques qui annonçaient l’affranchissement des couches populaires. C’était un moule dans lequel Jeanne se coula tout naturellement, parce qu’elle était faite pour le remplir. Mais, malgré sa piété, ce moule n’était ni chrétien ni catholique, et jamais Rome ne consentira à faire d’elle une sainte, parce que l’idéal chevaleresque et populaire dans lequel elle s’était incarnée est toujours resté en dehors du christianisme. De tous les collaborateurs de Jeanne, celui qui l’a le plus aidée reste encore la vieille déesse patronymique de la France, celle que les druides et les Belenides avaient apportée avec eux des montagnes de leur patrie originaire, la Phrygie. »

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