La jeune fille du labyrinthe

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La différence entre un dédale et un labyrinthe est que vous pouvez vous perdre dans la premier mais vous ne pouvez que suivre un chemin menant au centre pour le deuxième. La forteresse de Troie est un labyrinthe et est connue de toute l’Europe, mais en dehors de la zone Scandinave, elle est uniquement connue comme décoration, sur le sols, les murs et dans les lieux sacrés. En Scandinavie, nous le connaissons aussi comme chemin de procession composé de pierres.

 

Labyrinthes de pierres en Scandinavie (ceux en parfait état sont des reconstitutions):

Certaines de ces forteresses de Troie datent de l’Âge du Bronze, mais ces labyrinthes ont été utilisés en Scandinavie jusqu’au XVIIIème siècle dans ce qu’on appelait les « Dances de la jeune fille ». Une jeune fille était placée dans le labyrinthe, au centre, et un jeune homme devait la trouver et la ramener par le même chemin. Alors de quoi s’agit-il ?

 

Labyrinthes de pierres en Scandinavie (ceux en parfait état sont des reconstitutions):

Dans le Rîgsþula, nous apprenons qu’Heimdallr a enseigné l’art de la sorcellerie et de la guerre aux Jarls et très rarement -voire jamais, nous voyons la guerre et les conflits décrits comme quelque chose de mauvais, ou du moins jamais comme quelque chose d’exclusivement mauvais, dans la mythologie Scandinave. Le négatif fait naître la possibilité pour le bon et l’honorable d’agir et de faire de bons et d’honorables actes. Sans guerre, il n’y aurait pas d’héros de guerre. Sans souffrance, il n’y aurait pas de sacrifice. Sans conflit, il n’y aurait pas de possibilité pour les hommes de forger une vraie camaraderie. Seuls les hommes qui font face à l’ennemi ensemble peuvent réellement se faire confiance les uns aux autres.

 

La lâcheté était non seulement considérée comme un mauvaise chose dans la Scandinavie d’antan, mais c’était en fait un crime et quiconque reconnu coupable de lâcheté était exécuté! L’idéal guerrier dans l’ancienne société était un moyen nécessaire pour eux de séparer le bien du mal, la bravoure de la lâcheté, car ils cultivaient le bon, le fort, la bravoure, la sagesse et l’héroïsme! Les Dieux et Déesses eux-mêmes étaient leurs idéaux!

 

Le mépris pour la faiblesse ne devait cependant pas être confondu avec la malice. La volonté de rendre fort ceux que vous aimez est un souhait des plus intelligents et des plus naturels. Le fait d’exposer ceux que vous aimez en cas de difficulté prouve seulement que vous comprenez ce qui est bon pour eux. Les Dieux sont nos idéaux, et nous savons que nous n’avons aucun espoir de devenir comme eux si nous empruntons le chemin le plus court et le plus facile dans la vie.

 

Le long chemin vers le centre de la Forteresse de Troie est une récompense en lui-même, car ce n’est pas uniquement un but de grande valeur, mais le chemin pour y parvenir aussi est de grande valeur. La route la plus courte ou la plus facile serait la plus rapide, mais pas la meilleure.

 

Ainsi, la « Danse de la jeune fille » peut bien sûr être un acte symbolique de l’entrée dans le tumulus pour se connecter à l’Hamingja des morts honorables et apprendre de la Déesse de la tombe, mais ça peut aussi être une leçon de patience et de persévérance des plus banales ou comment le chemin le plus difficile n’est pas seulement le meilleur des chemin mais aussi le seul chemin qui mène à l’objectif. Exécuter cette dance encore et encore, chaque année, faisait en sorte que personne n’oublie la leçon. C’était la leçon la plus importante de la vie pour les meilleurs hommes d’avant. Ce devrait l’être pour nous aussi.

 

Tout à fait instinctivement, j’ai toujours suivis le chemin le plus long et le plus difficile dans la vie, et bien que ça m’ait causé de nombreux maux de crâne, c’est ce qui m’a rendu plus fort. Parfois je dois admettre je me suis demandé pourquoi j’étais apparemment « auto-destructeur », car ça m’a entraîné vers tant de problèmes, et j’ai même eu des problèmes d’adaptation quelque fois mais à chaque fois que je m’en sort je me sens bien mieux. La plupart des problèmes auxquels j’ai du faire face étaient causé par moi même, par mon propre choix de prendre le chemin le plus long et le plus difficile et ç’aurait pu facilement être évité mais aurais-je alors appris quelque chose ? Aurais-je fais mes preuves ? Aurais-je alors gagné la confiance de ceux qui m’ont vu faire ça ? Serais-je devenu plus sage ? Je ne pense pas. Si vous voulez atteindre le zénith, vous feriez mieux de grimper. Si vous voulez devenir plus fort, vous pouvez rajouter quelques rochers à la charge que vous portez. Loué sois ce qui vous rend plus fort, plus sage et glorieux!

 

Une fois, j’ai rempli un sac à dos de pierres et j’ai escaladé une montagne de 1400 m ( en partant de 800m, 600m de dénivelé donc). C’était (sur la carte) une randonnée de 500m et terminer les 100 derniers mètres ont probablement été la chose la plus éprouvante que je n’ai jamais faite dans ma vie. A ce moment là, mes pieds était comme du plomb et je devais concentrer toute mon énergie à faire un pas à la fois. J’étais au delà de la fatigue, et j’avancé comme si j’étais en transe, tentant de garder le rythme pour ne pas m’arrêter. Mais j’ai atteins le sommet. J’ai posé mes pierres sur la balise déjà là et j’ai fais demi-tour… J’aurais pu prendre juste une pierre, comme la plupart des gens, voire même aucune mais nooon, je devais remplir mon sac à dos de pierres et sans raison aucune, prendre le chemin le plus dur. Alors, qu’ais-je gagné en faisant ça ? Eh bien j’ai gagné de la connaissance, du respect pour mes pairs, une anecdote assez sympa et un bon exemple à donner aux autres si je veux expliquer comment je suis en tant que personne -et pourquoi je fais certaines chose que les autres trouvent étranges.

 

La vie est merveilleuse lorsqu’elle est difficile et que vous devez vous débrouiller; lorsqu’elle est difficile et que vous réussissez; quand elle est terrifiante et que vous ne bougez pas; quand elle est mortelle et que vous survivez; quand elle est injuste et que malgré tout, vous gagnez ! La mort aussi est merveilleuse lorsque vous avez vécu votre vie en grimpant sur le chemin le plus long et le plus difficile vers le centre du labyrinthe de pierre – et que vous laissez derrière vous les autres qui peuvent être fiers de vous!

HailaR WôðanaR!

 

Hâvamâl strophe 76

Deyr fê

deyja frændr,

deyr sjâlfr it sama;

ek veit einn,

at aldregi deyr:

hveim er sêr gôðan getr.”

 

” Le bétail meurt,

les amis meurent,

toi aussi tu meurs de la même façon,

mais je sais une chose

qui ne meurt jamais,

une honorable réputation”

Comment faire votre propre Forteresse de Troie:

 

Traduit en français par Harigasti TeiwaZ

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3 réflexions sur “La jeune fille du labyrinthe

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